Vendredi 24 juillet 2009

Après une petite centaine de bornes, je suis en mesure d'évaluer un peu mieux ce new spé.

Première impression, tout de suite à l'aise sur le vélo ! ça se confirme ensuite aux premiers tours de roues, la maniabilité est présente, on a envie de prendre immédiatement le premier draillou venu pour tester la bête !
J'ai pu rouler dans toutes les conditions, sur tout relief pendant ces premiers  essais



La première embrouille chez Spé, ce sont les pneus !
Vendu avec chambres et  jantes DTSWISS adaptables en Tubeless, mon premier boulot a été de mettre les valves fournies pour la transformation.
Ce n'est pas la première fois que j'effectue cette opération sur un vtt mais là je dois avouer que c'est complexe !
je gonfle avec le préventif, 4 barres dans le pif, j'attend… pfffftttttt me répond la belle DTSWISS. M'a pas l'air étanche cette affaire ! je fais tourner les roues (même problème sur les 2), je vais faire un p'tit tour comme d'hab pour ce type de manipulation, pensant que le préventif ferait son affaire...PFFFFTTTTTT me répondent en coeur ces deux s....opes !
Je démonte tout, récupère le préventif, nettoie l'ensemble, vérifie l'étanchéité du fond de jante, je recommence, je serre bien les valves....PPFFFFTTTTT.....PPFFFFTTTT....
Ca m'énerve, je rappelle Intersport qui se renseigne auprès du SAV Spé, la réponse fuse: c'est normal il faut faire au moins 6 sorties pour que l'étanchéité se fasse sur ce type de pneus (26x2.2 The captain) !
Effectivement, je commence à noter au bout d'une dizaine de sorties que l'étanchéité se fait...mais j'ai toujours deux chambres dans le sac au cas où !
Bref, mauvais contact avec les pneus Spé, et je ne suis pas convaincu qu'à l'usage on deviendra potes !
Si les américains voulaient nous dégoûter du Tubeless, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Cet épisode refermé, place au terrain où là le Stumpjumper ne m'a pas encore déçu !
la première impression c'est le système Brain (cerveau in french) qui m'a laissé sur le séant !
Un confort étonnant, un amortisseur qui bosse en silence et qui amortit tout jusqu'à la moindre bosselette !
Par contre je n'ai pas trouvé de suite le bon réglage de la Fourche 32 Fox 120mmm, mais pour avoir passé une pente et une marche sérieuse dernièrement j'ai apprécié le dernier réglage effectué et les 120mm.
Vu les problèmes d'étanchéité des pneus, j'ai eu tendance à rouler surgonfler au début ceci entrainant des problèmes de traction ou de rebonds intempestifs à l'avant....

J’ai testé le vtt sur la rando de Donzère et le grip dans les montées caillouteuses s’est avéré moyen mais une fois dégonflé à sa juste valeur tout est rentré dans l’ordre. Les peu nombreux drailloux de cette rando m’ont assuré sur la maniabilité du Stump !
J'ai raccourci de 2cms le cintre qui me paraissait un peu large et protégé le cadre avec un garde boue acheté à Décat 5.90 euros qui s'adapte parfaitement...valable pour le carbone et l'alu !!!



En ce qui concerne le carbone justement, je n'ai pas noté de réelles différences au niveau des relances notamment par rapport au TREK, mais il faudra rouler encore pour apprécier ou pas le vélo dans sa globalité...
Les freinsAvid élixir sont tops, proches de la perfection, une réelle différence avec les avid 5 ! disque 185MM à l'avant, 160mm à l'arrière.
Le truc qui me rassure et qui m'a convaincu d'acheter, ce sont la tige de selle et le cintre non carbone !
N'étant pas pro carbone au départ, le mixte cadre carbone et triangle arrière alu m5 m'a séduit.
Ce Stumpjumper respire la réflexion et l'expérience d'un groupe comme SPé...reste à bouffer du drailloux pour voir vraiment ce que la bête a dans le ventre !


Fiche technique:
c'est  

pico

Par tonton
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Jeudi 23 juillet 2009
Une balade organisée par FRANOIS, le chamois de Beaufort sur gervanne, qui nous emmené ce 14 juillet pour un véritable feu d'artifice de paysages plus beaux les uns que les autres !

Tigrou à la vidéo, Bazbaz, caillette 07, GOLDORAK pour son baptême du feu (de plaquettes!) et sa formation accélérée en PINGLES,  et Franois en chamois toutes surfaces .
D' OMBLEZE au col des Teulières jusqu'au plateau d'Ambel et la Tête de la Dame, 46kms, D+1800M selon la police, 2800M selon nos jambes, bref un parcours exigeant qui nous laissera le souvenir d'une belle journée !

La preuve en images, MERCI TIGROU ! 




Free Franois 14-07-09 :: Pour les meilleurs vidéos, cliquer ici!
Par tonton
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Mardi 21 juillet 2009
Moi je voulais pas, c'est le vendeur qui a insisté, et puis c'étaient les soldes  et puis...et puis...et puis....j'ai craqué !

Pour un beau
SPECIALIZED
STUMPJUMPER FSR EXPERT EN MASCARPONE !


On me dit dans l'oreillette que ce ne serait pas du mascarpone mais du carbone ! je me suis fait avoir !

Mais celui- là a un cerveau (brain):

Y'a plus qu'à essayer !

""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""

Du coup je me sépare à regrets de mon TREK  !
Bon vent à toi fidèle destrier, les sentiers ardéchois t'attendent !!!



Par tonton
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Mercredi 15 juillet 2009

LES 12 TRAVAUX DE RAYMOND  
     LE ROI DE LA LAVANDE



 

 

 

Taulignan un p’tit village bien sympathique aromatisé à la lavande accueillait ce dimanche non pas la confrérie de la savonnette élaborée à partir de cette même plante, mais une bonne centaine de vttistes venus faire une p’tite balade tranquilou dans l’arrière pays…Au menu un 40kms avec …euh tiens j’avais pas regardé la dénivelée…bref ça doit pas monter très haut par ici…hein ???…Ouaip, bon, pas d’inquiétude on décolle avec le groupe vtt26 en admirant le beau destrier de GOLDO qui annonce une journée très Spécial…ized !

 

 

 

 

 

 

Pour être souvent passé dans le coin, je m’étonne quand même de l’environnement qui semble avoir changé ces derniers jours…Vu dans le journal quelques jours auparavant qu’une ou plusieurs taupes géantes auraient  bousculé deux trois montagnes provoquant une multitude de collines aux pentes ardues.

C’est le genre d’infos habituelles de canards en panne de grandes nouvelles, une info d’été pour booster les ventes ! une taupe géante pffftt ! et pourquoi pas un yéti des lavandes aussi…hein ? c’est n’importe quoi !


null  

 

 

 

Comment c’est n’importe quoi me rétorque le papet assis sur son vieux banc tout moussu…

« et les corbeaux ça vole à l’endroit, c’est écrit dans le dictionnaire ! » …mais euh ça a rien à voir lui dis-je…

Comment ça ? rien à voir ?

« Y'a les ceusses qui rient quand ils pètent
Et ceusses que l'oignon fait pleurer. »

 

 

Mais euhh, ça veut dire quoi ça, lui répondis –je

« Mais tu comprends rien à rien mon gars, La vie c'est pas de la confiture
C'est dur
Des fois j'en mangerai mon galure. »

Là je m’interroge sur la nature humaine, je tente d’être conciliant et j’esquive toute question qui pourrait m’attirer la foudre, quand soudain il me dit :

C'est pas que je m'ennuie, mais je me fais chier
Dit le papet !
Vous me gonflez, je m'en vas rentrer pour souper !

Sympas dans le coin, mais ils soupent de bonne heure !

 

 

 

C’est qu’on est obligé de souper tôt nous par ici me lance une mamie, on travaille souvent la nuit, té !

Intrigué je m’approche d’elle et tente d’en savoir plus. Je n’ai pas besoin de l’interroger puisqu’elle enchaîne et me glisse à l’oreille : c’est à cause du Raymond ! nous on l’appelle Astérix, à cause de sa petite moustache, et puis  c’est le maître du village…eh oui peuchère…

Le maître du village reprend-je ?
…le maître parce qu’il nous fait travailler la nuit…on a pas le choix sinon on mange pas.

La nuit…sacré Raymond, on le voyait pas comme ça nous…Mais qu’est ce que vous faites la nuit ?

Bé, on fait la brouette !

Ben dites donc, la brouette japonaise, la taïwanaise ?

…ééé nooon, couillon, on fait la brouette du jardinier !

Tiens je connais pas, et vous faites ça comment ?

Bé les hommes creusent et nous on pousse !

Mais ils creusent quoi ?

Bé la terre couillon !

Oh oh ,vous arrêtez de me traiter de couillon, oui !

Bé je dis couillon comme je dirais fada, té !

Et vous faites quoi avec la terre ?

Le Raymond, il veut qu’on fasse des collines et des chemins…même des sentiers, té !

Alors c’est vous la taupe géante ?

Ca je peux pas vous le dire, fada, vous voulez ruiner le pays !

Le ruiner ?

Si le journal il dit qu’il y a des taupes géantes, ça fait venir les touristes et nous le jour on peut leur vendre de la lavande, t’as compris fada ?

Mais alors Raymond c’est le roi de la lavande ! …sacré Raymond !…p’tain j’en reviens pas…il a le cul cousu, alors ???

 

 

 

Le papet revient et lance :

Tu dors comme tu fais ta litière
Plutôt que bouloter ta visière
Ben, t'as qu'à manger du camembert !

 

 

 

Je me retourne vers la mamie et je lui dis :

Il est pas un peu fêlé le papet ?

Qué non l’est pas fêlé ! lui, il a jamais creusé !

 

 

 

Ehhh non jamais creusé, moi !

Il se tourne vers moi en pivotant sur son pommeau de cane,

« Et T'as donc pas connu la Lulu
Tu vois toujours tout en austère
Remémore-toi donc son joufflu. »

C’est pour ça que j’ai jamais remué la terre, la nuit je fabriquais et  testais les brouettes, bou diu !

Sacré papet !!!!!

 

 

 

Trop fort Raymond, ton 40kms qui en faisaient 46, mais quand on aime on compte pas, nous a régalé, bravo pour les nouveaux sentiers, on voit que tu aimes le VTT et c’est pour ça qu’on reviendra !

Merci pour ta toujours bonne humeur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci aussi à Gotainer pour ces paroles

Heureux d'avoir roulé avec cette belle brochette de vtt26 et d'avoir revu le tandem Anny et Thierry, ccoucous et éric 26 toujours à fond !!!!!

et une mention spéciale aux photos de Cric et Laleu !


LALEU
 

 

 

 



 ET CRIC:

 

 



    


ET LES PHOTOS SONT : 


Et la vidéo de Laleu le goodfighter 


  PICO

Par tonton
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Lundi 29 juin 2009

Résumé de l’épisode précédent :


Notre équipe scientifique a réussi à prouver qu’il était possible de pédaler et de s’alimenter correctement après l’effort.

Picotopo est déréglé (inversion biosystématique de la matrice destructurelle de la fonction denivelée appliquée à l’algorthyme exponnentiel ) bref, il dit n’importe quoi !

Nadine et Alain semblent être de plus en plus proche.

Notre Hôte Anne France est au top et réalise un sans faute pour la partie alimentaire de notre expédition.

Cric Shoote à tout va et Gyome Shute à tout va.

Gros Bart est dodu comme un PEL d’Auvergnat.
                                                                              


Samedi 13 juin
, réveil 8 h 43 heure locale. Matin paisible à Lozeron, Nadine et Alain sortent de la même chambre. Tiens !! Tiens !! n’y aurait il pas anguille sous roche ??

Je me précipite à la salle de bain, pour faire passer le goût du pneu Maxxis qui persiste dans ma bouche, j’aurais peut être pas du le manger. Dans la confusion du matin, je me lave les dents avec mon baume KHAMOL au camphre !!!! tiens, c’est pas mauvais, je garde le tube pour me faire des tartines. Dans la foulée, je me badigeonne les courbatures au Tonyglandil . Je regarde mon reflet dans la glace de la salle de bain, et je crois apercevoir quelque chose qui ressemble à un muscle !!!! C’est en hurlant de joie que je réveille mes collaborateurs scientifique pour leur montrer cette découverte fantastique. Mon premier muscle !!! il est la, un peu en dessous de mon nombril. Picotopo, Cric et Gyome me ramènent malheureusement très vite sur terre et leur diagnostic est sans appel :

«  c’est pas un muscle, c’est un bourrelet »


 

Les yeux pleins de larmes, je gagne la table du petit déjeuner. Ma déception est immense, mais mon optimisme légendaire reprend vite le dessus, ma foi est profonde, et je sais que un jour, j’en aurais un !!! Anne France, devant mon désarroi me prépare ma tartine préférée :

Pain de campagne , maroille/rillettes.

9 h 15 après un coup d’air dans les pneus et un coup d’huile sur la chaîne, nous entamons cette deuxième journée. Franois nous rejoint ce matin, ce sera notre cobaye en résistance physique, sa nature chétive, son coup de pédale famélique, son endurance quasi nulle et sa technique de débutant allié à une alimentation exclusivement composée de carottes crues en font un néophyte parfait pour établir une base minima pour ce test. Picotopo nous regarde tous avec un petit sourire en coin coin……

Passé les cent mètres de plat à la sortie du gîte, nous grimpons immédiatement par la route vers le bourg de Lozeron. Le goudron fait très vite place à la piste, très rapidement le débit des âneries devient inversement proportionnel au pourcentage de la pente. Nous prenons 600 mètres de D+ dans les dents en 6 Kms !!! et après ……. Ça monte encore, tantôt sur piste, tantôt sur single, voire même à travers des prairies sans traces évidentes. Picotopo nous guide sans faillir vers ce qu’il y a de plus haut dans ce secteur. Franois qui est en train de se taper toute la montée en danseuse, grand plateau et petit pignon, le tout en sifflotant nous laisse perplexe quand à son rôle sur cette mission, je l’observe de prés : pas de transpiration !!!! Ce doit être un alien ??? Nadine fait exprés d’être à la traîne, elle a du remarquer le manège de Alain et semble ne pas y être insensible. Gyome s’entraine à tomber dans les montées et Cric fait comme il peut.. Quand à moi, Picotopo me surprend en train de téléphoner au secours alpin français pour commander un hélitreuillage jusqu’au sommet. Il me menace de me rattacher à mon bike si je ne suis pas plus coopératif. Les meilleures choses ont une fin, nous arrivons au point culminant face au plateau du Vellan. Nous prenons quelques minutes de pause pendant lesquelles Franois, fait des pompes, sur deux bras, sur un bras, sur l’autre bras, sans les bras  et sur la béquille pour finir!!! …. ???

Comme il n’y a pas plus haut, il nous faut descendre sur un single des plus sauvage, la végétation est en train de reprendre le dessus et cette descente s’effectue au radar. Les épineux de tout genre se rappellent à notre bon souvenir, et c’est déchiré comme un drap de pauvre que nous arrivons en bas de la première partie de cette descente. La fin est plus limpide tout en restant brutale, ensuite une portion de piste roulante nous dépose au fin fond de la vallée. Notre prochain objectif est maintenant au dessus de nos têtes : la Croix du Vellan.

Nous entamons la montée et passons à proximité de la ferme de l’Epicurie. Picotopo pour se faire pardonner de ses turpitudes topographique nous a réservé une surprise. Nous somme attendus. Nous déposons les Bikes dans la cour et Picotopo nous guide vers une sorte de caverne d’Ali Baba, dans laquelle le maître de céans nous invite à choisir parmi toutes les victuailles proposées.
 
C’est beau !!!! Rien que du cochon en pièces détachées, entre deux sanglots, je porte mon choix sur un pâté de tête des plus sympathiques et mes collègues choisissent un saucisson triple médaille d’or à Munich de 1972 à nos jours. Attablés à l’ombre dans la cour de la ferme, nous absorbons ce qu’il semble normal d’appeler un pré-repas, car il est déjà 11 h 00.



 Cette collation arrosée de citronnade à la sauge nous fait le plus grand bien et nous partons à l’ascension du Vellan. Passée la route de Plan de Baix, c’est un single tout en portage qui nous attend, les bienfaits de l’Epicurie sont vite oubliés, la chaleur est accablante et la montée éprouvante. Nous faisons une petite pose dans une trouée de la roche qui nous apporte un peu de fraîcheur.




Alain qui a fini le portage redescend pour porter le vélo de Nadine !!! Je me demande comment elle peut encore résister à un tel chevalier servant !!!! Franois qui a du temps de libre en haut prépare 2 ou 3 stères de bois à la hache pour cet hiver. Nous nous regroupons sur le plateau du Vellan que nous traversons dans toute sa longueur jusqu’au col du chaffal après avoir franchi le le pas du goret et le col de bacchus (ça ne s'invente pas !) où nous tirons les repas des sacs

C’est la surprise, c’est Anne France qui a préparé ces pique-niques avec le plus profond respect pour la diététique sportive. Je tire le gros lot, j’ai « Tartiflette de secours », Cric et Gyome ont « Gloubiboulga », Pico hérite du modèle « Groin-Groin au saindoux ». Alain et nadine se regardent langoureusement et se suffisent d’un peu d’eau fraîche. Franois qui vient de grignotter une botte de carottes crues nous offre un cubi de 5 litres de rouge qu’il sort de son Camel avant de partir faire un footing pour « s’échauffer ».

Le repas fini, nous entamons une descente en sous bois sur un single pentu et technique à souhait, tout passe sur le vélo sans gamelles, c’est pas non plus la Red Bull Rampage. Cric en profite pour cisailler sa deuxième valve, Alain cueille des brassées de fleurs à Nadine pendant la réparation. Franois remonte un mur en pierres sèches sur 200 mètres histoire de ne pas s’ennuyer. Nous arrivons à Léoncel, point le plus éloigné de notre périple et aussi départ de la plus grosse difficulté de la journée, la montée qui s’annonce est terrible, la chaleur est égale à un bon thermostat 8 dans un four électrique. Chacun fait comme il peut avec ce qui lui reste de jus. Franois passe tout sur le vélo, c’est une première pour lui, il connaissait le passage, mais ne l’avait jamais passé en intégralité !!! moi aussi , je le fais en intégralité ……… en poussant…..Nadine est à la peine, Gyome s’en sort pas trop mal, et Cric nous fait un coup de mou. Franois arrivé en haut le premier, redescend en courrant pour porter Alain qui lui même porte Nadine qui porte son vélo, il nous redouble à la montée. Nous maudissons alors tous Picotopo, Cric et moi commençons même à ourdir un plan pour l’éliminer : « on l’attache sur son vélo, et on le précipite dans le vide tout proche, tout le monde croira à un accident ». Après une pause réparatrice, nous continuons à monter vers le grand échaillon Qui nous amène à une descente des plus sauvage, même Picotopo hésite à un endroit sur le passage à choisir. ( mais, objectivement, il faut reconnaître que une seule hésitation en 150 bornes, c’est plutôt pas mal)
Dans cette longue descente hors piste, je me laisse un peu embarquer, je prend de la vitesse, la pente est prononcée et le sol défoncé, je commence à rebondir, l’amorto et la fourche se mettent en résonnance et je bondi de bosses en bosses au grand plaisir de Franois qui me suit et qui se délecte de mon passage en perdition. Pour une fois, j’évite de me servir du frein avant et je sors de la zone de turbulence avec l’assistance freinage d’un sapin fort sympathique mais sans gamelle. Quelques rampes plus tard, nous sommes au fond de la vallée près des coquins (c'est pour alain et nadine, ça !) et le col de la portière nous tend les bras. C’est reparti pour un nouveau challenge. On prend les mêmes et on recommence, Le Picotopo avance toujours au même rythme, Gyome n’a même plus la force de tomber, Cric tente de survivre, Franois, Picotopo et Alain se relaient pour aider Nadine dans les parties de portage les plus dures. Arrivés en haut du col de comberoufle nous avons encore la force d’escalader un éperon rocheux afin de jouir du plus beau panorama du périple. La descente qui suit n’est pas de tout repos, Une candeloro de Picotopo stoppe Gyome dans le pentu, au moment de repartir, il chausse mal et se gamelle à son tour, Gyome buissarde et le Prophet est en vrac au milieu du chemin après une marche. Alain qui arrive ne peut que se gameller à son tour sur le vélo de Gyome. Dieu merci, le Prophét est indemne. Plus de peur que de mal, Nadine se précipite au secours d’Alain ……..

Un long single tortueux et caillouteux nous fait parvenir au fond des gorges d’Ombléze une halte réparatrice au Moulin de la Pipe avec bière pression  nous donne la force d’avaler la dernière montée qui nous laisse épuisé au niveau de Plan de Baix, la suite n’est plus que de la descente jusqu’à Lozeron que nous atteignons à 20h 30 !!!!!

 



Bilan sportif : 56 Kms et 2200 de D+.

Bilan scientifique : OUI, on peut rester actif après un bon repas !!!!

Anne France commençait à s’inquiéter, pas pour nous, mais pour les gratins qui risquaient de se dessécher au four !!!!!

Grâce ( grasse ?? ) à nous, la science avance à pas de géants. La fierté du devoir accompli, nous sacrifions au rituel de la douche et de la Markus avant de passer à table. Anne France frétille d’aise à l’idée se combler le déficit calorique que cette journée a créé.(Franois nous rejoint pour un décrassage du gosier et admirer une dernière fois ces athlètes venus d'une autre dimension...) La douce torpeur de la fatigue m’empêche de me défendre et je me laisse gaver comme une oie avant les fêtes. Le repas est des plus copieux mais à 11 h 00, après un concours de bronzages « vanille/fraise » tout le monde au lit car il y a encore une journée à enchaîner …..


Suite au prochain épisode
.    

 







LE BONUS ! un poème de Nadine qui résume tout !









A Picodon et à tous les participants de la Vercors Calories Contest

Pic, Pico, Picodon
C’est bien ton surnom
Pinocchio, je t’aurais bien appelé
Durant ces trois journées.

Je lui demandais gentiment
Pico, où est le profil descendant
Et il me répondait stoïquement
« Pédale et regarde droit devant ».

« Euh !! Les descentes c’est … pour bientôt »
Le menteur, il me menait en bateau
Au fur et à mesure que l’on avançait
Son appendice nasal s’allongeait
Et à la fin de la première journée
La grandeur et la longueur de son nez
Aurait pu très bien nous servir
A le ligoter, le fouetter et à en finir.

Mais le sort en a voulu autrement
Et nous avons décidés communément
Qu’après un excellent dîner et une bonne nuit
Nous repartirions tous avec lui.

La fatigue se lisait sur les visages
Mais la grandeur des paysages
Nous a très vite fait oublié
Les courbatures de nos jambes fatiguées.


Merci à toi picodon… Pinocchio
Tu t’en es sorti avec brio
Merci à tous ceux qui m’ont aidé
Encouragé et même dorloté !!!!
Merci, c’est un pur moment de convivialité
Où le fin mot était le VTT
A bientôt pour la deuxième édition
Etes vous prêts les garçons !!!!!!!


(Encore un merci à Françoise pour nous avoir monté tous nos bagages chez Marie France qui nous a reçu et chouchouté pendant 3 jours).

Nadine

La vidéo des moments de convivialité
http://www.youtube.com/watch?v=pASu290a-gs

Les photos sur Picasa Web
http://picasaweb.google.fr/LLORIA.ALAIN/WEVTTSaouLozeronSaou#

Les photos sur VTT26
http://www.vtt26.com/modules/myalbum/viewcat.php?cid=416
Par tonton
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Mardi 23 juin 2009
Ce samedi 20 juin c'était la première rando de nos voisins de Chastel-Arnaud de l'autre côté des 3 becs !

Alain à la Vidéo



Bilan : une  cinquantaine de participants pour une rando à revoir , avec plus de recherche au niveau des sentiers et un tarif  moins élevé, l'ambiance, l'accueil et les paysages sont parfaits...
A suivre...

L'article de Goldorak: ICI

Par tonton
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Lundi 22 juin 2009

Le défi était à la hauteur des parcours envisagées et c'est à 6 , Nadine, Alain ,Cric, Gyome, Bart et moi même que nous avons démarré ce périple le vendredi 12 (ouf) juin, départ de Saoû direction Lozeron, 50kms 1700M D+, avec beau temps annoncé pour les 3 jours.
Lozeron où notre hôtesse Anne France du gîte des peupliers nous a reçu comme des rois, nous avons mangé comme des gorets à son excellente table  d'hôte ! Anne France, on va sûrement revenir !!!!...nous, quand on nous prend par les sentiments...

Ce séjour intensif a inspiré Bart qui nous délivre ici son tryptique grassouillet !



Vercors Calorie Contest - Expérimentation Jour 1 La communauté scientifico-sportive réclamait depuis toujours une étude SERIEUSE sur la diététique de l’effort. Les Tontons Dérailleurs l’ont fait.

Le principe de l’expérimentation est simple. Prenez un VTTiste dodu, Gros Bart par exemple, faite le suer abondamment au soleil sur un parcours sélectif. En même temps remplissez le de rôtis en tous genres et de gratins copieusement crémés. Secouez le tout frénétiquement, mesurez le sujet avant et après et tirez en les conclusions qui s’imposent.

Le protocole de test est rigoureux, 150 Kms de chemins, 5000 M de D+ en trois jours consécutifs dans le Vercors et pour compenser tout ça, viandes en sauce et gratins à tous les repas. L’équipe scientifique se compose de :

  • Picotopo à l’organisation,
  • Nadine qui valide le concept de parité homme/femme,
  • Maître Gyome le Buissardier qui apporte les vérifications juridiques d’usage,
  • Cric le directeur de la photo,
  • Alain le vidéographe,
  • Franois invité de dernière minute en guest star
  • Gros Bart le cobaye.



C’est la première V.C.C. Vercors Calories Contest, une expérience unique au monde avec le concours du Ministère de la jeunesse et des sports, du secrétariat d’état contre la Faim dans le Monde, du fond Mondial pour l’alimentation et de la boutique COCHONOU MY LOVE de Léoncel. Le collectif « Cholestérol : Pourquoi pas ? » sponsorise toute la partie alimentaire de l’événement. Une banderole « HYPOGLYCEMIE PLUS JAMAIS » sera à cette occasion hissée sur le plus haut sommet du Vercors.Le top départ est donné le 12 à 9h30 sur la place du village de Saoû


Picotopo surveille la manoeuvre qq peu inquiet, Nadine prête à dérouler, Cric inconscient du traquenard…

Une grue de 50 tonnes me hisse sur mon vélo, mes cales sont soudées aux pédales afin que je ne puisse pas m’échapper, des capteurs hérissent mon corps, la science est en route !!!! L’électronique embarquée annonce un poids total de cycliste de 78,215 Kg. Première vérification, j’absorbe une tartine de rillettes, aussitôt les capteurs réagissent : 78, 318 Kg et + 134 calories. Les assistants me lâchent et ce sont les premiers coups de pédales direction la forêt de Saoû. Un début tout en douceur avant la première difficulté, le portage vers le Pas du Faucon. Nous moulinons gentiment jusqu’à la ferme FUOC puis nous commençons à porter. Des assistants postés là à cet effet ont dessoudés mes pédales et m’ont menottés au cadre afin que je puisse porter mon Bike. Picotopo qui a peur que je m’enfuie a décidé de me maintenir captif dans les premiers temps. Il a beau me répéter que ce parcours est très facile, je suis fébrile quand je vois son nez prendre les proportions de l’obélisque de la place de la Concorde. Picotopo promet de me libérer demain. Le portage est expédié en une grosse demie heure. Le temps est superbe, le paysage grandiose et la luminosité exceptionnelle, Cric shoote à donf.


Si on vous dit que le ciel est radieux et le paysage à couper le souffle !!! Comment ça il ne s'agit que d'une expression littéraire et cela ne peut en aucun cas expliqué les difficultés de la progression... bon ben je vais trouver une autre excuse alors...

quand soudain un izard déboule tout prés de nous en poussant de grand cris « ZOU !!! » « ZOU !!! » « ZOU !!! » Quelle beauté, hé oui, c’est bien l’ IZARD à ZOU. ( les puristes signaleront que l’Isard se trouve plutôt dans les Pyrénées, mais de nos jours, avec la crise, c’est pas facile de placer des jeux de mots foireux )

Un peu d’eau une demie barre et nous pouvons attaquer la longue descente jusqu’à la Drôme via Piegros la Clastre. Soudain j’aperçois Maître Gyome couché en travers du chemin, couvert de poussière il prend un air dégagé et m’affirme : - « non !!! je ne suis pas tombé !!! »« et tes lunettes à 10 mètres ???? » - « bon, d’accord, je suis un tout petit peu tombé, mais c’est pas ma faute, c’est à cause d’Yvette » - « Yvette ??? ….. »

Nous sommes absolument seuls, je pense qu’il a du heurter la grosse pierre à côté de sa tête. - « Hé ben oui quoi, tu connais pas Yvette Ornière ??? » Je préfère me taire, je suis allergique à ce genre d’humour pendant les expérimentations scientifiques.

Nous rejoignons le reste de l’équipe regroupé autour de Cric qui vient de cisailler sa première valve. Le dernier single rapide et ludique jusqu’à Piégros est expédié comme un Collissimo par un employé zélé.


Maître Gyome, l'air de rien après une première envolé avec un atterrissage pas assez discret...

Eygluy. Je prend 4 litres, j’ai mis deux poches dans mon Camel, au cas ou je doive me faire cuire des pâtes…. La Drôme franchie, nous entamons la montée en direction du col de l’Armurier au dessus de Blacons.

L’équipe est soudée, Picotopo mouline en tête, et tel un guide spirituel de révolution Islamique, il nous indique la voie sans faillir. Alain et Nadine ferment la marche, je me demande si il n’y a pas quelque chose entre ces deux là…. Cric immortalise tous les paysages, Gyome se concentre sur son pilotage, quand à moi je sue. La température est caniculaire, les montées sont funiculaires et c’est pas mon anniversaire. Picotopo nous prouve que le plus dur chemin d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, il nous promène dans un dédale de single, mon GPS vomit deux fois !!! Mes capteurs annoncent un déficit de calories conséquent, mais l’heure du pique-nique tiré des sacs est atteinte, la rigueur scientifique m’oblige à stopper, ça tombe bien , Picotopo a cassé sa chaîne. Réparation et restauration sont menés de conserve au belvédère en dessous de Mirabel

Nous nous élevons ensuite en direction de Beaufort, toujours assaillis par le soleil, je laisse une longue rigole de sueur derrière moi et telle une oasis sous la pluie, la nature reverdit après mon passage humide. Alain aide Nadine dans les portages et je commence à être de plus en plus persuadé qu’il y a quelque chose entre ces deux là !!!!


Qq chose entre Alain et Nadine ? Non vraiment moi je ne vois pas...

Soudain, nous sommes confrontés au premier gros problème technique, Picotopo est déréglé ! Si il nous fournit bien encore la bonne direction, il a tendance à inverser la dénivellée. Nous sommes au fond d’une grande combe, façon cirque de Gavarnie, et notre guide nous annonce :

« A partir de maintenant, ça descend !!! »

Nous le regardons tous étonnés, et commençons à pédaler pour ne pas le contredire, mais : MAMMA MIA !!!! quelle MONTEE on se prend dans les dents !!!!

Jusqu’à la fin de la journée, il nous faudra décoder les infos, une descente technique devenant une montée facile et inversement. C’est sûrement deux fils qui se sont touchés, je bricolerais ça ce soir au gîte.

Picotopo nous fait passer la où nous ne serions jamais passés tout seul, sur des chemins à peine marqués A partir du Col de la Coix, nous empruntons une partie de l’itinéraire de la free de Franois cet hiver. Une bonne descente sur un single étroit et pentu nous amène à Eygluy Escoulin pour un plein d’eau suivi d’une halte prés d’un cerisier perdu au fond d’un val. Nadine s’enchaîne au tronc et jure qu’elle ne partira pas avant d’avoir tout mangé. Nous l’aidons à finir le cerisier, sans trop de réticences, tant ces fruits sont noirs, gorgés de soleil, de saveurs et de sucre. Alain le grand attrape les plus belles tout en haut et les offre à Nadine. Je mettrais ma main au feu qu’il y a quelque chose entre ces deux là. Les cerises me permettent de compenser mon déficit calorique et d’atteindre le gîte.

Le gîte des peupliers de Anne France à Lozeron est un petit havre de paix, nous avons une vue panoramique sur la forêt de Saoû, l’ambiance est campagnarde, des poules, des moutons (vous connaissez mon amour légendaire des animaux), un calme olympien règne sur cette fin de journée.

La douche réparatrice est prise avec un bonheur non dissimulé. And now, ladies and gentlemen, it’s Markus time !!!!

Notre logisticienne Françoise, complice de Picotopo a pendant cette première étape rapatrié toutes nos affaires au gîte, avec une grosse réserve de Markus, donc, le réconfort sera à la hauteur de l’effort !!

Cet apéritif absorbé, je me dirige sans crainte vers la deuxième partie de notre test scientifique : LE SOUPER. Je dois tenir, même si ce n’est pas facile, la science à besoin de moi !!! Picotopo propose de m’enchaîner à ma chaise pendant le repas, c’est lassant ce manque de confiance. Je jure sur la tête de Gaïa que jamais de toute ma vie je ne me suis enfui pendant un repas.

Bizarre, bizarre, Alain s’assoit à coté de Nadine, je suis quasiment persuadé qu’il va se passer quelque chose entre ces deux là. Le repas commence, et les capteurs crépitent, le compteur de colories commence à remonter, les montées répétées de la journée ont indiquées moins 3217 Calories à l’arrivée au gîte. Salade et caillettes chaudes, Zou + 1345 K, gratin Dauphinois et daube de bœuf + 1555 K, du pain pour saucer + 82 K, Anne France m’ordonne de me resservir, j’obtempère, si vous connaissiez Anne France, vous feriez comme moi, et en plus j’ai encore un peu faim, donc + 318 K je finis le repas tout à la volonté, fromage de chèvre et une ventrée de cerises du jardin.

Avec le vin et les cahuettes de l’apéro, je suis à + 157 K en données cumulées.


Moment crucial de l'expérimentation... le premier repas du soir... en rescousse au cas où,sur l'arrière plan la boîtes de Meringues dite de la dernière chance... plus communément nommé douceur d'Aurore... A noter l'effroi de notre hôte face au sujet observé...

La première conclusion est plutôt positive, il semble qu’il soit possible de s’alimenter correctement après avoir pédalé, reste à savoir si l’inverse sera vrai demain.

La prochaine étape promet d’être beaucoup plus dure, avec environ 56 Kms et 2200 de D+, des portages de Cow-Boy et des descentes de trappeur.

Donc dodo bonne heure, tiens tiens, Nadine et Alain se dirigent vers la chambre avec le lit à deux places pendant que nous occupons le dortoir. Je crois vraiment que quelque chose est en train de se nouer entre ces deux là.

Quand à nous, c’est dans le plus pur style « chambrée de bidasses » que nous nous préparons au sommeil, un vieux pneu Maxxis coupé en quatre fait un « doudou » chacun pour passer une nuit sans cauchemars. Bercé par le bruit de nos gencives sur le caoutchouc, nous trouvons un sommeil peuplé de rêves de pierriers survolés.

Suite au prochain épisode …


Bart.

 

Par tonton
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Lundi 22 juin 2009
Depuis que les parcours balisés permanents sont en place en forêt de Saoû, un énergumène s'est découvert une passion, le débalisage.

Nous pouvons, d'après les premiers indices, établir une sorte de portrait robot ressemblant à ceci :



Oui il pourrait bien s'agir de Super Connard, celui qui fait chier tout le monde de 7 à 77 ans, celui qui vole les balises pour que les petits et les grands se perdent, celui qui se promène en forêt avec des tenailles pour arracher les balises et les emporter chez lui , celui qui circule assez rapidement en forêt pour avoir le temps de réaliser ces méfaits, oui c'est celui là, c'est SUPER CONNARD !

En attendant de mettre la vraie vidéo en ligne de ce super blaireau...


Qelques portraits robots :

                                 OU CELUI- Là....


OU...

On a retrouvé des papiers pouvant lui appartenir :


Par tonton
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Mardi 2 juin 2009
Un p'tit résumé de l'ami BART qui a trempé pour cette occasion sa plume dans le savon
Attention ça glisse !!!!



Ce matin, direction le nord de la Drôme : Saint Sorlin en Valloire. Pour une première randonnée organisée par les passionnés locaux. Pour bien comprendre le VTT dans la Drôme des collines, il faut  d’abord détailler quelques paramètres.

Premièrement, Saint Sorlin en Valloire, c’est le pays du « Galéron » cailloux typiques du coin  et de la « Boukigliss » terre locale mélangée à la pluie de la nuit précédente. Au XVI eme siècle, le Baron Vassili Cone eut le premier l’idée de mélanger des « Galérons » et de la « Boukigliss » et d’extraire de ce mélange la fameuse molécule de « Glissafon ». La molécule de « Glissafon » fut tout d’abord utilisé en traitement radical de la constipation chez l’éléphant. Les effets chez l’homme dépassèrent toutes les espérances et aujourd’hui encore cette molécule est délivrée par de nombreuses officines, à condition bien sûr de posséder son propre WC portatif. Les descendants du Baron devaient accroître leur fortune en vendant le brevet à la NASA qui enduit ses navettes de « Glissafon » afin de favoriser leur pénétration dans l’atmosphère. De nos jour, Rocco Siffredi lui même est un fervent adepte du « Glissafon » dont il est l’ambassadeur le plus populaire. Donc, vous le comprendrez aisément, le « Glissafon » c’est LE lubrifiant du troisième millénaire, et à Saint Sorlin en Valloire, c’est une longue histoire et tout un chacun, s’inspirant des travaux du Baron Vassili Cone, fabrique dans les arrières cours des fermes sa version du « Glissafon ».

 

Donc nos gentils organisateurs avaient préparé le terrain, les conditions étant idéales ( pluie une partie de la nuit), ils ont passé tous les chemins au savon noir, ensuite ils ont pulvérisé une fine couche de graisse animale, ensuite un produit vitrifant et la fameuse couche de  « Glissafon ». Le temps leur a manqué pour la finition manuelle au polish…….

Passé les quelques km réglementaires d’échauffement  nous entrons dans le vif du sujet.


La Drôme de collines, c’est pas très haut, mais c’est du brutal !! L’électronique embarquée annonce 26 %  de pente   , et compte tenu de la préparation du sol la progression est égale à celle d’un Home Trainer !!!! Le cardio s’affole et le sommet semble s’éloigner !!!! Je perds mes repères, la faim sans doute, je décide de faire une halte pour analyser la situation et j’en profite pour tester mes nouvelles barres énergétiques « maison » parfum anchois/fraises.

Une fois restauré, plus d’excuses, ça doit passer. J’enfourche mon fidèle destrier, je clipse les pédales, j’appuie sur les manivelles, bien comme on m ‘a appris, un coup à droite, un coup à gauche, et ainsi de suite. Et la, RIEN !!!! Normalement, le paysage recule, ou le vélo avance, je sais plus très bien, mais enfin, il se passe quelque chose. La, RIEN !!!    

Ca y est, j’ai compris, j’ai cassé ma chaîne !!!! Je descends de vélo pour constater ce problème technique, et là : stupeur, la chaîne est intacte !!!!      Vite, urgence, il faut réfléchir, mais le ventre vide je ne sais pas faire. Aux grands maux les grands moyens. Je sors mon sandwich rillettes/gratons réservé aux cas d’urgences. Une fois repu, j’enlève mon casque pour me gratter l’occiput comme tous les grands scientifiques à l’aube des grandes découvertes.


Mon fidèle partenaire Candéloro arrive à ce moment et me trouve le cuir chevelu passablement irrité et plongé dans un abîme de perplexité. Son premier réflexe en voyant mon air hébété et de penser que je fais une crise d’hypoglycémie. Il se jette sur moi et me gave de manchons de canard confits. Quelques instants plus tard, nous décidons afin d’analyser froidement la situation d’organiser un débriefing dînatoire. En effet, Candéloro est sujet au même désagrément que moi, plus il pédale, moins il avance !! Son compteur indique toujours la même distance malgré ses coups de pédales rageurs. La solution nous sera offerte par un autochtone de passage qui nous affranchira sur le « Glissafon ». Le mystère de la montée impossible étant dissipé, nous décidons pour remercier notre sauveur de partager quelques cochonnailles tirées du sac. Je finis la montée de manière pédestre, ce qui procure l’avantage inouï de pouvoir s’alimenter facilement. Quelques petits farcis Nicois déposés par inadvertance dans mon CamelBack me font patienter jusqu’au plateau ( de fromage )  .

Maintenant que nous sommes familiarisés avec la nature du sol, il faut aussi remettre en question nos habitudes visuelles, surtout dans les descentes. En règle générale, celui qui suit  voit l’arrière du vélo qui le précède. Hé bien pas à Saint Sorlin !!!  au fur et à mesure que la descente se fait plus raide, je vois mon Candéloro : en biais, penché à 45°, de FACE ???? à plat sous le vélo, en vrac, en l’air !!!!! en colère… ankylosé. Les descentes ne sont pas très dures, mais contrairement à nos habitudes, ici les freins sont tes ennemis. Tu touches l’avant et le vélo se couche et toi avec. Tu touches l’arrière, et le vélo accélère !!!!!????? Je sais, c’est difficile à croire, mais c’est vrai, que je fasse un régime si je ment. Ajouté à tout ça, des sous bois denses à souhaits, on dirait la nuit, je reprends des tripes froides réputées pour accroître l’acuité visuelle. Donc je récapitule, il fait nuit, nous descendons sans lumières dans des ornières glissantes remplies de galets lisses comme des anguilles sur des boulets de canons lancés à toute allure et sans freins. Une seule solution, PRIER !!!!

-«  ….donnez nous aujourd’hui notre pain quotidien …. »

Ben oui, j’en connaît pas d’autres, et puis j’aime bien ce passage.

Dieu existe, nous arrivons en bas de la piste de bobsleigh vivant, perso je double même mon vélo pour arriver tête première dans un parterre de fraise des bois, ça tombe bien, j’avais un petit creux.

De montées en descentes, nous commençons à maîtriser le terrain quand nous arrivons dans les zones de la « Boulikid », c’est le stade précédant la « Boukigliss ». Toute la technique est à revoir, car les trous de « Boulikid » font souvent toute la largeur du chemin et peuvent atteindre 75 mètres de profondeur. Je trouve la technique idéale, je passe APRES Candéloro.

Tant que le casque dépasse, je le suis, si le casque disparaît pendant plus de six minutes, je préviens les secours. Nous sortons indemne des passages de « Boulikid ». Mais c’est pour affronter un péril bien supérieur. Le Vallon des L.O.F. (Limaces Orange Fluo). la F.F.C. est formelle, il n’y a rien de plus dangereux qu’un F.T.S.L.O.F. ( Freinage Tardif  Sur Limace Orange Fluo) Les limaces ici, ont la taille des boas constrictor, elles sont oranges fluo et légèrement transparentes
et plus abondantes que les patrons du C.A.C. 40 le jour de la distribution des stock-options. Nous avançons avec circonspection ( je précise pour Candéloro que « circonspection » est un complément circonstanciel de manière et non pas un nouveau pseudo de VTT26.NET). Malgré tout, l’incident tant redouté arrive je me rend coupable d’un F.T.S.L.O.F. la limace éclate, ses viscères se prennent dans mes rayons, et c’est l’O.T.B., je plane sur quelques mètres pour arriver tête la première sur le ravito tout proche.

Les bénévoles me relèvent et m’alimentent frénétiquement pour éviter un choc post traumatique.

Mes aïeuls, que de péripéties !!!!!

C’est restauré comme un monument historique du XVIII éme que nous reprenons la route.


Dans une montée longeant un champ fraîchement fauché, je pense être victime d’hallucinations : mon pneu avant a les cheveux qui poussent !!!!!!!    J’adopte le schéma de réflexion précédent : Alimentation, analyse, compréhension !!! Ca marche, la solution m’apparaît, limpide, Les passages répétés dans la « Boukigliss » ont couvert mon pneu et les brins d’herbes fraîchement broyés se sont collés entre les tétines. Mon pneu avant ressemble à Bob Marley !!!! On rigole bien à Saint Sorlin !!!! Pour fêter cette découverte scientifique de toute première importance nous organisons un pique-nique avec le reste des provisions retrouvées miraculeusement dans le coffre sous la selle de mon VTT.

La fin de la randonnée n’apporte pas plus de péripéties.


 

Le bilan pour cette première à Saint Sorlin en Valloire est plutôt positif, des paysages bucoliques reposant, des sous bois magnifiques, le coté « holliday on ice » n’est pas de la faute des organisateurs qui nous ont offerts un balisage sans failles sur ces 44 Kms.
On aurait aimé un peu plus de single, mais globalement on a passé un bon moment.

Merci donc aux traceurs, baliseurs, cireurs, et à tous les bénévoles.

Bilan technique : 44 Kms « avalés » en  3h et 8 m.

Déniv. +  1347m ( mais mon GPS est de Marseille)

Calories grillées 2658 (soit 0,3 % du total disponible)

Figures homologuées : 3 doubles axels, 2 triples loops piqués et 4 toupies infernales

Mais je dois vous quitter, j’aperçois Nelson Monfort qui, bouclettes au vent, s’approche de Candéloro pour la traditionnelle interview.

«Hello Candé, I hope you find Jésus in the Boukigliss. Forza Italia. Donde esta la comida ?

Ich bin ein klein moumoute. Wonderfull. Mucha gracia. Arrivedercci Gigi l’amoroso »

A vous les studios !!!!

 

         Bart

                                                                                                                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par tonton
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Dimanche 24 mai 2009

Le mois de juin arrive, mais...

Pas de Roc de Saoû cette année,
le Roc de Saoû c'est les années paires...comme une paire de
jambon !      



Pendant ce temps là on repère et on remplit la musette de jolis drailloux !

4ème édition en 2010 !

 

Par tonton
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